Graeme Crosbie, économiste chez Financement agricole Canada, prévient que les coûts d’emprunt devraient augmenter, tant pour les prêts à taux fixe que pour ceux à taux variable. Le taux au jour le jour de la Banque du Canada est resté stable à 2,25 %, mais les chocs récents — hausse des prix des carburants et rupture des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis — ont conduit les marchés financiers à anticiper une hausse des taux dès le mois de décembre.
Parallèlement, les rendements des obligations à long terme sont en hausse au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon, sous l’effet des craintes inflationnistes, du ralentissement de la croissance économique et des inquiétudes des investisseurs concernant les finances publiques. La hausse des prix du pétrole et du diesel — liée aux perturbations dans le détroit d’Ormuz — accentue encore les pressions inflationnistes.
M. Crosbie estime que les taux fixes des prêts continueront d’augmenter, car ils sont indexés sur les rendements obligataires et non sur le taux au jour le jour. Cela se traduira par une hausse des coûts des prêts immobiliers, des prêts agricoles et du financement des entreprises, ce qui pourrait ralentir la croissance économique et peser sur les budgets publics.
Interrogé sur la question de savoir si les agriculteurs devraient opter pour des prêts à taux fixe ou variable, M. Crosbie a souligné que les deux types de prêts devraient « grimper lentement », et que le meilleur choix dépend de la structure financière de chaque exploitation et du moment choisi.
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Source: Sean Pratt, The Western Producer

