Au cœur de cette situation se trouve le détroit d’Ormuz, l’un des principaux couloirs maritimes mondiaux. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (UNCTAD), le détroit gère environ un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime, une grande partie des expéditions de gaz naturel liquéfié et le trafic d’engrais. Le trafic maritime dans ce corridor a diminué début mars.
Les systèmes de production de pommes de terre dépendent des engrais, du carburant, de l’électricité et de moyens de transport fiables. Lorsque les chaînes d’approvisionnement en engrais et en énergie sont perturbées, les producteurs peuvent être confrontés à une hausse des coûts des intrants, à des retards de livraison et à une incertitude dans la planification.
Les pommes de terre sont sensibles à la gestion des nutriments. L’université d’État du Michigan note que la gestion de l’azote influence la qualité des tubercules, la capacité de conservation, la protection des eaux souterraines et le coût de production. L’université de l’Idaho indique que les besoins approximatifs en engrais sont de 220 livres d’azote, 30 livres de phosphore et 300 livres de potassium par acre pour produire une récolte de 450 quintaux/acre de Russet Burbank dans le sud de l’Idaho.
La hausse des prix des engrais affecte donc les décisions de production. Un retard ou une réduction de l’apport en nutriments peut influencer le rendement, la taille des tubercules, l’uniformité de la récolte et les performances de stockage.
Reuters a rapporté le 13 mars que les perturbations liées au conflit ont fait grimper les prix des engrais et suscité des inquiétudes quant à l’approvisionnement à l’approche du printemp
Source: Potato News Today; War in the Middle East casts a growing shadow over potato farmers worldwide – Potato News Today

